20
fév.

Reconnaissez-vous cette mignonne petite Chinoise ?

Dans Zhu Jie's place., 23 lectures

Zhu Jie

Manteau

vidéo

Hé oui, vous avez reconnu le joli visage de Zhu Jie, mais chut, ne lui dites pas que j'ai récupéré ces photos sur son blog !

Fête du Printemps 

Neige à Xi'an

Do you recognize this cute little chinese girl ?

Of course you recognized the beautiful face of Zhu Jie, but don't tell her I stole these pictures on her blog !

A big hug to you my little Zhu Jie, and a very happy tiger new year.

0 commentaire 
12
fév.

Bonne année du Tigre

Dans Autour de mes voyages., 34 lectures

Hier matin avant de partir au travail, je découvrais un mail de Lei. Il m'expliquait qu'il s'apprêtait à célébrer la nouvelle année lunaire. A son réveil, il avait découvert une neige inattendue qui lui avait mis le coeur en joie. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas vu de neige pour la nouvelle année, surtout à Qindao, la ville dont il est originaire et qui se trouve au bord de la mer. Pour lui, c'est à ça que devrait ressembler une nouvelle année parfaite ! Le dernier plat du réveillon sera constitué de dumplings (boulettes de pâte), ce qu'il attend avec impatience : c'est son plat préféré. Il me disait aussi qu'il avait vu à la télé qu'il y avait de la neige ici. "Pas ici, petit frère", me disais-je en moi-même. Quelle ne fut pas ma surprise de voir ma voiture recouverte de neige lorsque j'ouvris les volets ! Alors mon cher Lei, tu m'as invitée à partager l'esprit de la nouvelle année lunaire avec ta famille et toi et à le célébrer ensemble, et même la météo nous réunit dans ce moment de partage. Espérons que cette année du Tigre nous permettra de participer à l'Exposition Universelle dans quelques mois ! Je te souhaite de tout coeur, ainsi qu'à toute ta famille, beaucoup de bonheur pour cette nouvelle année. Bonne année du Tigre à tous !

Yesterday morning before leaving to work, I found an email from Lei. He explained it will be time for him to celebrate lunar new year soon. When he woke up on morning, an unexpected snow adds some cold chilly fancy feelings into this biggest festival. This is what the year should be look like, with snow it becomes perfect. He hadn't seen snow on lunar new year for years, especially in Qindao, the town where he was born, which takes place along the sea.

Dumplings will be the dinner's last course on new year eve, which is his favorite dish.

He heard on TV that there is also some snow in France. "Not here, little brother", I thought. What a surprise to discover my car covered with snow when I opened the shutters ! So my dear Lei, you invited me to share lunar new year's spirit with you and your family and to celebrate it together, and even the weather brings us together in this time of sharing. Wish this Tiger year allows us to participate to Shanghai's Expo in a few months ! I wish you and all your family, with my entire heart, a lot of happyness for this new year. Happy Tiger year to everybody !

2 commentaires 
07
fév.

Chronique d'une mort annoncée.

Xiahe est peuplé essentiellement par des Tibétains (50%) et des Han (40%). Le reste de la population est constitué de Hui, les Chinois convertis à l'Islam. Un quartier leur est réservé, comme pour chaque ethnie. Il se trouve vers l'entrée de la ville, au nord ouest. Un homme en complet noir, les mains dans les poches, marche d'un pas alerte et me dépasse. D'un geste, il m'indique la ruelle qui mène vers la mosquée. Je lui emboîte le pas. Partout en Chine, les mosquées mélangent savamment les styles musulmans et chinois, mélangeant arabesques et pagodes.

mosquée

L'homme s'éloigne. Je contemple le monument mais n'ose pas pénétrer à l'intérieur. J'en fais le tour, admirant ses proportions parfaites. L'homme revient et m'invite à pénétrer dans la cour, depuis laquelle on peut observer tout à loisir ses monuments finement décorés.

Xiahe

Nous ressortons de l'édifice et l'homme me fait signe de le suivre. Il s'improvise guide de son quartier qui disparaît peu à peu, semblant me prendre à témoin de ses dernières heures. Nous marchons dans les ruelles en terre, passons sous les porches, levons la tête pour regarder les maisons surélevées, sourions aux passants nous regardant avec curiosité, assistons aux scènes d'une vie qui s'éteint peu à peu...

bouc

porche

Alors que nous revenons vers la route principale, je m'aperçois que les larges tranchées de la rue principale ont envahi le quartier. L'homme, par des signes, m'explique que toutes ces maisons anciennes, toutes ces échoppes traditionnelles, toute cette vie jusqu'alors à l'abri du temps vont bientôt disparaître. Xiahe se transforme très vite. Dans la rue principale, tous les magasins, les restaurants et les bars avec terrasse, sont tous faits du même moule. Bientôt, ce quartier longtemps préservé aura disparu. Il ne restera plus que la traditionnelle ville à la chinoise, impersonnelle et froide...

Lire la suite »

2 commentaires 
06
fév.

Labuleng Si, éducation et rééducation...

La journée ne fait que commencer et j'ai l'intention aujourd'hui de visiter l'intérieur du célèbre monastère, fondé en 1709. De 1 000 à 2 000 moines, venant des provinces voisines, Qinghai, Sichuan, Mongolie Intérieure, et du Gansu même, s'y sont réinstallés petit à petit. Alors qu'à son apogée il accueillît environ 4 000 moines et eût jusqu'à 138 autres monastères sous sa dépendance, il fut fermé en 1 958 par le gouvernement chinois. Il rouvrit pour le tourisme en 1970, et retrouva sa fonction de monastère en 1980 sous l'impulsion du 10ème Panchen Lama. En 2008, quelques semaines après les émeutes au Tibet, 200 moines y furent arrêtés, des effigies du Dalaï Lama et des téléphones portables furent confisqués. Depuis, les autorités auraient renforcé les dispositifs de rééducation à travers la lecture de manuels d'éducation patriotique. Leur lecture se ferait à haute voix, comme pour les mantras. Il y serait prôné le renoncement au Dalaï Lama, l'amour de la patrie et de la religion, et on y trouverait la liste d'interdits et de leur châtiment. Des tests suivraient ces séances collectives, pour identifier les récalcitrants. Je ne me souviens effectivement pas d'avoir vu à Labrang, contrairement à Ta'er Si, de photos du Dalaï Lama dans les différentes salles. Certains moines ont pu me paraître méfiants à l'égard des Occidentaux, mais doit-on pour autant en conclure qu'il leur est fait interdiction de parler aux étrangers, notamment aux journalistes  (en Thaïlande, on m'a parfois prise pour une reporter !) ou s'agit-il tout simplement de défiance par rapport à l'Inconnu ? En fin d'après-midi, quand je suis allée contempler la vue depuis le haut de la colline où se trouve le mur d'exposition du grand tangka de cérémonie, je me suis assise près d'un touriste chinois qui avait sympathisé avec un moine tibétain. Ni l'un ni l'autre ne parlant anglais, nous n'avons pas pu discuter, mais leur attitude montrait clairement qu'ils auraient aimé pouvoir le faire...

Le monastère comprend 18 halls, six instituts d'étude, un stûpa doré, un hall de débat, et près de 60 000 sûtras. Dans les montagnes, on aperçoit des sortes de boîtes blanc et marron qui font penser aux édifices du monastère. A l'intérieur sont enfermés des mantras.

Statue et beurre de yack

Je profite de la présence d'un groupe de Chinois pour m'introduire dans certaines des pièces. Le faible éclairage et l'odeur des bougies ajoute au mystère des lieux.  Rapidement, le guide m'explique qu'une visite en anglais vient de démarrer. Je vais enfin pouvoir poser toutes les questions que je souhaite ! Je rejoins un groupe dans un des halls et la visite peut commencer. Le guide chinois répond à certaines de mes interrogations, mais je reste néanmoins sur ma faim. Dans chacune des pièces que nous découvrons, malgré la splendeur de certaines statues et peintures, je préfère m'abstenir de prendre des photos. Nous pénétrons dans l'entrepôt des sculptures en beurre de yack... dri.

beurre

Le talent déployé par les moines pour fabriquer des sculptures aussi éphémères et d'une telle finesse est tout à fait époustouflant. Chaque oeuvre ne durera en effet qu'une année au maximum...

gardien

divinité

La visite se termine par le Grand Hall. Les photos y sont interdites. Certains moines, assis au sol, bénissent les fidèles qui défilent devant eux, en échange d'une donation au monastère. Dans la salle de prière, des dizaines de moines récitent les mantras. Ayant obtenu l'accord du guide, un voyageur allemand et moi utilisons nos appareils photos comme enregistreur. Nous prenons garde de baisser l'objectif vers le sol, pour bien indiquer que nous ne souhaitons pas voler d'image. Un moine fonce vers moi et tente de m'arracher l'appareil des mains et de le casser, avec une violence inouïe. J'ai eu beau lui faire signe que j'enregistrais simplement, il ne veut rien comprendre et se montre d'une extrême agressivité. Un comportement bien antagoniste aux valeurs prônées par le bouddhisme...

Lorsque nous sortons, il pleut toujours. Il faut dire qu'il pleut même dans le désert en ce moment ! Il est l'heure de partir tester un cake à la tsampa et au sucre au Nomad Café, devenu mon repère habituel pour son cadre, la qualité de sa nourriture et la gentillesse de son accueil. Cette fois, mon plat s'avère particulièrement sec et indigeste.

Lire la suite »

3 commentaires 
31
jan.

Prières et offrandes matinales.

Ce matin, il pleut à nouveau. Hier soir, j'ai pu profiter d'une accalmie pour me promener dans les ruelles du monastère, entre les murs blancs des maisons des moines. J'ai pu comprendre ma méprise de l'après-midi. J'avais vu un moine dans un fossé et j'avais pensé qu'il était malade. En réalité, il était juste... pudique ! La plupart de ses camarades le sont beaucoup moins et s'arrêtent au beau milieu des ruelles pour soulager leurs besoins. Il leur suffit simplement de s'accroupir sous leur toge, et peu importe s'il y a des passants. Une bien curieuse pratique... Le monastère est très animé en fin de journée. Derrière les murs qui cachent les cours intérieures, j'entendais les chants et les prières des moines mêlés aux jeux et aux rires des enfants. Parfois, ils jouaient même de la musique. J'aurais aimé pouvoir pousser une de ces portes et observer aussi librement qu'en Thaïlande, mais ici tout est fermé et la barrière de la langue empêche tout contact. J'ai croisé plusieurs groupes. Comme chacun portait une peinture qu'il cachait plus ou moins sous des linges, j'en  ai déduit qu'ils sortaient de l'école de peinture. Je les ai suivis un moment, mais ils ont disparu un à un derrière leur grande porte en bois, qu'ils ont vite refermée. A défaut de découvrir les habitudes de vie locale, j'ai testé certaines des spécialités culinaires : le Jaathik, une soupe de nouilles artisanales, et les momo, des raviolis bouillis farcis à la viande de mouton, délicieuses mais très copieuses!

Je décide de suivre à nouveau la kora extérieure, en compagnie de jeunes touristes chinois brandissant sans vergogne leurs appareils photos devant le visage des pélerins. Même si personne ne semble dérangé par la situation, je préfère néanmoins continuer à conserver une certaine distance.

jumeaux

Dans chacune des pièces où je pénètre, l'odeur maintenant familière des bougies en beurre de yack (en fait de dri, la femelle du yack...) parfume l'atmosphère. Parfois, des moines sont assis sur le sol et prient près des statues. Sur une table, plusieurs dizaines de phallus en beurre de yack... dri... ont été disposés. Dans la tradition hindouïste, le lingam représente Shiva, mais je n'ai pas trouvé la signification de ces sculptures dans la tradition tibétaine.

Sous la pluie, de courageux pélerins prient en se prosternant au sol. J'arrive à la limite du monastère, là où commence la ville tibétaine que j'ai visitée la veille.  Des marchands ambulants vendent divers articles de prière : orge, farine, alcool, sucre, écharpes de différentes couleurs, dont la blanche est la plus précieuse, encens, fruits séchés,... J'entre dans une grande cour que j'ai toujours trouvée vide jusqu'à présent. J'ai de la chance aujourd'hui. Les pélerins se succèdent pour prier et faire des offrandes dans le grand feu qu'ils entretiennent de branches de conifère. Le spectacle offert par un homme en tenue traditionnelle m'a particulièrement touchée.

Lire la suite »

3 commentaires 
29
jan.

Débat sur la protection des animaux en Chine.

Dans Autour de mes voyages., 55 lectures

Un projet de loi est actuellement en débat en Chine. A l'origine, il s'agissait de condamner les actes de cruauté envers les animaux. Le texte s'oriente désormais vers l'interdiction de la vente de viande de chien et de chat dans le pays... Curieuse orientation du débat à mon sens. Même si les mauvais traitements aux chiens et aux chats sont en lien étroit avec la consommation de leur viande, ce ne sont pas, loin s'en faut, les seuls animaux à souffrir lorsqu'on les tue pour les manger. Je rappelle que, dans la culture chinoise, on pense que plus on fait souffrir un animal quand on le tue, meilleure sera sa viande. Je ne connais cependant pas suffisamment les Chinois dans leur ensemble pour affirmer qu'il s'agit d'une pratique généralisée. Ce que j'ai néanmoins déjà eu l'occasion de dire, c'est que tous les Chinois ne mangent pas du chien. D'ailleurs, condamner la vente de viande plutôt que sa consommation me paraît un coup d'épée dans l'eau, puisqu'à certains endroits il suffit d'attraper un chien errant ou de laisser librement se reproduire ceux que l'on a à la maison, pour avoir accès à cette viande... Il me semble que le problème n'est pas tant ce qu'on a dans son assiette, et qui dépend de la culture de son pays, mais plutôt la préparation de l'animal. Et sur le sujet, nous avons de quoi rougir nous aussi...

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire cette article hello-china.over-blog.com/article-faut-il-interdire-la-consommation-de-viande-de-chien-et-chat-en-chine--43852263.html

Vous y trouverez la traduction de réactions de Chinois à ce projet, et vous constaterez qu'elles ne sont pas si éloignées des débats qu'on peut avoir sur nos propres pratiques culinaires. Pour ceux qui parlent chinois, vous y trouverez le lien vers les réactions au projet.

Bonne lecture.

9 commentaires 
25
jan.

Le quartier tibétain de Xiahe.

Ce matin, la pluie continue à tomber. Les pélerins continuent leur circumbulation, les habitants vaquent à leurs occupations, et je décide d'aller à la rencontre des Tibétains dans le quartier qui leur est réservé. Je me dirige vers le monastère. Juste avant d'accéder à la kora, un chemin monte en direction de la montagne. A gauche, des ouvriers s'activent dans la tranchée qu'ils ont creusée. A droite, les échoppes traditionnelles s'alignent, laissant échapper le bruissement d'activités ancestrales : petites boutiques de bric-à-brac où les vieilles machines à coudre font entendre leur battement régulier, cuisinières préparant la tsampa, une bouillie de farine d'orge grillée, ouvrières préparant les pâtes à la main...

tsampa

Pâtes

Toutes se prêtent avec entrain à la démonstration devant mon appareil photos. Alors que j'ai pour habitude de ne jamais m'immiscer dans la vie privée des gens en France, l'Asie bouscule avec plaisir et ironie mes principes, et l'accueil est d'autant plus chaleureux que ma curiosité est grande. Tout accès de timidité est vite remisé au placard et me voilà accueillie comme le témoin d'une tradition qui s'expose fièrement.

Je poursuis ma promenade en traversant le monastère par la route principale. Un couple de Tibétains manifestement en pélerinage m'emboîte le pas et je ralentis pour pouvoir observer leur tenue, mélange de tradition et de modernité.

Couple

J'arrive en bordure du quartier musulman, où une famille de cochons cherche tranquillement de la nourriture au milieu des passants et des véhicules. Je pénètre dans un lieu aux constructions beaucoup moins strictes. Alors que le quartier han et touristique a été reconstruit à la chinoise, avec ses façades et ses terrasses presque toutes identiques, sa rue large et bétonnée, ses boutiques toutes faites sur le même modèle, ici la route devient sentier de terre, la brique se fait plus rare, les bouses de yacks, combustibles très utiles, sèchent sur la route ou les murs des maisons. Les moines s'exposent plus facilement face à l'objectif. Certains sont laïques et appartiennent au monastère école Nyingmapa (Bonnet rouge). Ils se distinguent par leur robe rouge vif et blanc, et leur longue tresse, parfois enroulée autour de leur tête.

Petit moine laïc

moine laïc

C'est aussi de ce côté que logent les jeunes nonnes aux robes pourpres, téléphone portable vissé à l'oreille ou envoyant des SMS, étonnant contraste entre modernité et tradition...

Une telle découverte ne vaut-elle pas une magnifique journée ensoleillée ?!!

Lire la suite »

0 commentaire 
24
jan.

Retour au Gansu

Le lendemain matin, comme prévu, on me confirme que la voie directe pour Xiahe , au sud est, est fermée. J'obtiens un billet pour Linxia. La route monte au nord est vers Xunhua puis redescend au sud vers la réserve naturelle de Mengda. Une fois à Linxia, je prendrai le chemin du sud-ouest vers Xiahe. Le détour est important, mais j'ai la consolation de pouvoir passer par une belle route de montagne, que je n'aurais pas découverte en descendant directement. Les nuages d'altitude agrippés à la montagne m'empêchent cependant de profiter pleinement du paysage. Les prairies d'altitude sont parsemées de troupeaux de yacks et de tentes de nomade, et nous croisons de nombreux paysans et Tibétains aux joues roses. Le spectacle est autant à l'extérieur qu'à l'intérieur du bus. Une fois redescendus dans la vallée, les vêtements se font plus stricts. Vestes boutonnées au col Mao, pantalons en coton épais, calots, barbes pour les hommes, bulbes des mosquées nous rappellent que nous sommes de nouveau en territoire hui. Tout autour de Linxia, l'industrie des ardoises bat son plein. Un peu partout, des tuiles aux courbes arrondies sont empilées et des amas de terre cachent les fourneaux.

Echoppe hui

Les marchés occupent une grande partie de la route, et la circulation se fait plus compliquée, pour le plus grand plaisir de mon objectif ! Devant les échoppes, sont suspendus des animaux entiers. J'en oublie presque la désagréable halte pour le changement de bus. Alors que je cherchais le bus pour me rendre d'une gare routière à l'autre, des hommes m'ont "gentiment" aidé à prendre un taxi qui a refusé de me rendre la monnaie, puis le préposé au bus pour Xiahe m'a extorqué le double du prix, avec la complicité d'un agent de sécurité et des hommes discutant avec lui. Certes il ne s'agissait que de 20 yuans, mais cette mésaventure acheva de me convaincre de ne pas visiter la ville lorsque je remonterai vers Lanzhou. Quand de telles personnes comprendront-elles que l'honnêteté est bien plus payante que ce genre de petites arnaques ?...

La route gravit à nouveau la montagne. Xiahe est situé à 2 920 mètres d'altitude et possède le monastère tibétain le plus important après ceux de Lhassa. Comme celui de Kumbum près de Xining, il dépend de la secte des Gelugpa. C'est aussi le siège des Jamyang, une lignée de rinpochés réincarnés (bouddhas vivants) occupant la troisième place après le dalaï lama et le panchen lama.

Rue Xiahe

Après avoir essuyé plusieurs refus d'hôtels chinois, tous soit-disant complets, j'en trouve un à la propreté douteuse. Impossible de loger dans un endroit pareil... A quelques centaines de mètres du monastère, je trouve finalement un très bel hôtel. Les chambres sont organisées autour d'une grande cour intérieure à la décoration tibétaine. L'accueil est convivial et tout en sourires et rires. Je visite une chambre, que j'accepte sans hésiter.

Etage hôtel

Cour hôtel

Difficile de se perdre dans la ville qui ne possède qu'une seule rue, dont partent quelques ruelles plus typiques. Je fais une première découverte du monastère, en compagnie des pélerins, le long de la kora. A ma droite, les moulins à prière dispersant les mantras vers le ciel, à ma gauche d'abord des échoppes, puis la rivière et le mur d'exposition du grand tangka de cérémonie. Je pénètre dans l'enceinte du monastère, que je parcours tranquillement jusqu'à la nuit tombée.

Moulins et échoppes

Tibétains

Lire la suite »

4 commentaires