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Breves d'Inde du Sud.
Comme vous avez pu le remarquer, je suis en voyage en Inde du Sud depuis maintenant une dizaine de jours. Ma derniere etape au Tamil Nadu, c'est Madurai ou je suis en ce moment, puis je continue vers le Kerala.
Si vous avez envie de suivre mon voyage en quelques breves, vous pouvez vous rendre ici : haidaloup.spaces.live.com
Bonne visite.
En pause jusqu'à début avril.
Comme certains ont pu le lire dans les commentaires, je serai absente jusqu'au début du mois prochain, pour cause de départ imminent en voyage en Inde du Sud !
Si je n'ai pas trop de problèmes de connexion internet là-bas... et si j'en ai le courage (...), j'écrirai quelques brêves de voyage ici : haidaloup.spaces.live.com Pour ceux qui se poseraient des questions sur le choix des couleurs, j'ai repris celles du drapeau indien, en attendant de trouver la couleur que m'inspire l'Inde... Quant à la photo d'arrière-plan, il s'agit d'un ami balinais, Ketut, en prière dans le temple familial, juste avant la cérémonie de limage de dents de son épouse Made (vous pouvez voir les vidéos de cette journée très forte en émotions en tête du blog).
Je vous donne rendez-vous début avril, avec plein de nouveaux souvenirs dans la tête. Portez-vous bien !
La Fête de la Pomme.
Parfois la barrière de la langue peut s'avérer... utile !!! Pendant les 4h30 de trajet en train pour Tianshui (Tian Shoueille), un de mes voisins se désintéresse totalement de son fils et vient s'installer à côté de moi. Il partage d'abord très gentiment ses fruits avec moi, mais devient très vite bien trop familier à mon goût. J'ai l'impression de passer un casting pour le choix de sa future épouse et je me lasse rapidement de ses questions, que je fais mine de ne pas comprendre. L'arrivée en gare de Tianshui est une véritable délivrance. Je m'installe au Dongan Fandian, qui me semble bien tenu et est recommandé dans mon guide de voyage (138 yuans avec le petit-déjeuner). A première vue, ma chambre semble plutôt bien, lumineuse et agréable. En réalité, le bruit de l'ascenseur m'empêchera de dormir une bonne partie de la nuit, le petit-déjeuner s'avèrera infect et je me rendrai vite compte que des petites bêtes ont élu domicile dans ma chambre...
Comme je me trouve dans le quartier de Beidao, j'en profite pour visiter les alentours très animés : c'est la Fête de la Pomme aujourd'hui et les célébrations, un peu en avance, du 60ème anniversaire de la République Populaire de Chine. Nous avons de la chance puisque le soleil a fait son grand retour. Je profite du spectacle de danse et de chant, avant de me promener le long de la rivière Wei. Sur un grand pont qui la traverse, les vendeurs de rue offrent des marchandises diverses, tout en tentant d'apâter le chaland à coup de sono tonitruante.
Lanzhou, entre traditions et modernité
Avant de partir pour le sud-est de la province, il me reste à découvrir le musée de la province du Gansu et quelques temples taoïstes. Alors que j'arrive au musée, je ne résiste pas à l'animation du marché. Toujours cette même fascination pour ces étals si différents de chez nous : billets en papier pour les défunts, oeufs étranges, poules se promenant tranquillement au milieu de la cohue, échoppes de métiers d'antan, tailleuses, ferroniers, taxiphones rudimentaires, boutiques de restauration rapide, plats exotiques...
Les gâteaux de lune commencent à faire leur apparition. La fête de la mi-automne aura lieu dans moins d'un mois...
J'admire pendant des heures les magnifiques collections du musée. Elles s'étendent des restes préhistoriques aux vestiges de la route de la soie, particulièrement impressionnants. On peut y voir à la fois de belles statues et statuettes, des vestiges de grottes bouddhiques, de vieux vêtements particulièrement bien conservés, des tombes anciennes, le cheval volant de Wuwei dont on peut voir la représentation un peu partout dans la province et qui en est devenu un des symboles...
Je me rends ensuite au temple taoïste du nuage blanc, datant de la dynastie Qing et particulièrement réputé pour ses diseurs de bonne aventure, ses arbres à cerfs-volants et sa belle scène d'opéra.
Une petite fille fait l'animation. Ses parents lui ont mis ses plus jolis habits pour lui apprendre à prier. Ils ont de telles difficultés à la faire tenir en place que tout le monde s'en amuse et que je n'arrive pas à la photographier.
Un petit tour de téléphérique et me voilà sur la colline de la pagode blanche. Même si la vue sur la ville n'a rien d'incontournable, la promenade dans le dédale de temples qui la sillonnent est particulièrement agréable.
Retour en ville...
Hier après-midi, j'ai fait une agréable promenade le long de la rivière du Dragon blanc. Les prairies peuplées de yacks et plantées de tentes de nomades, entourées par les montagnes, les murs des maisons où sèchent les galettes de bouse de yack, les Tibétains et les Huis à l'allure décontractée, les moines se mêlant naturellement aux laïcs, les scènes d'une vie préservée de la folie des villes... tout cela va me manquer mais j'ai découvert chacun des endroits que je voulais voir dans cette partie de la province, et le temps maussade ne m'incite guère à poursuivre vers le sud et le Sichuan, comme le fait Ralph. Il emprunte la route pour Zöigê et Songpan alors que je rebrousse chemin vers Lanzhou, véritable noeud de communication de la région.
Même dans mon bus, la vie locale suit son cours. Un vieil homme sentant le yack s'installe à côté de moi. Pendant tout le trajet, il n'aura de cesse de tourner son moulin à prière. Même endormi, son esprit commande le lent mouvement de sa main.
Il m'observe du coin de l'oeil, voyant que je tente discrètement de prendre ce moment unique en photo.
Il descend avant Hezuo et une vieille femme prend sa place. Elle aussi sent le yack : il faut dire qu'elle porte une pleine marmite de beurre de yack / dri, dont elle soulève régulièrement le couvercle. Décidément l'ancien Amdo va me manquer ! Dans certains villages, les marchés occupent une bonne partie de la rue et c'est le concert des klaxons pour se frayer un passage dans toute cette agitation.
Le bus stoppe à la gare routière de Hezuo, où je dois changer pour retourner à Lanzhou. Je descends au même hôtel qu'à mon arrivée, près de la gare de chemin de fer, et retrouve avec plaisir la petite échoppe hui qui sert ce si délicieux roujiabing. Me voilà de retour au milieu des lumières colorées de la ville, alors que ce matin j'avais le sentiment d'être au bout du monde...
Parce qu'on ne peut pas rester indifférents n°2
Il y a quelques jours je vous parlais du cas d'une maman que je connais, Vanessa, qui a grand besoin de soutien. Une pétition en ligne a été mise en place, alors si vous pouvez prendre quelques minutes de votre temps pour la signer, ce serait bien pour elle. Merci ! www.petitionduweb.com/Faut_il_rester_insensible___-6391.html
"Plaidoyer pour une maman qui a voulu protéger son enfant".
Le 5 mars prochain, une maman va passer en chambre correctionnelle parce qu'elle n'a pas voulu que son fils parte chez son père pour les vacances.
Cette maman avait dernièrement récupéré son enfant, après une semaine de vacances chez son père,avec des brûlures sur la main et une fracture de la clavicule.L'enfant n'avait vu aucun médecin.
Vous comprenez pourquoi cette mère veut protéger son enfant, dépôt de plainte contre le père pour lui retirer son droit de visite, mais rien ne bouge.
Les violences physiques et psychologiques de ce petit enfant ne sont pas reconnues.
Que va-t-il subir lors de ses prochaines vacances chez son père?
Oû sont passées les droits de l'enfant?
Doit-on rester muet devant de tels actes?
La maman est "hors la loi" puisqu'elle n'a pas respecté le droit de visite
Elle risque un an de prison et 15000 euros d'amendes, pour avoir voulu protéger son fils.
Que fait-on contre ceux qui violentent leurs enfants de quelque façon que ce soit?
Pourquoi ne pas prendre en compte les plaintes de la maman?
Faut-il qu'il se passe un grave accident pour que cette mère soit enfin entendue?
Je vous demande de bien vouloir prêter attention à cette pétition pour soutenir cette maman et son enfant, de la signer et de la commenter si vous le souhaitez.
Un enfant a des droits, la non assistance à personne en danger est passible de poursuites.
Que la justice soit faite!
N'oubliez pas, la maman passe en jugement le 5 mars.
Merci à vous Tous.
Vous avez dit "célestes" ?
Le paradis peut parfois posséder un petit goût d'enfer, et je vais vite le découvrir aujourd'hui...
Il est tôt lorsque je rejoins Ralph dans le hall. Nous avons décidé de visiter le Sertri Gompa, le monastère situé côté Gansu. Il date de 1748 et, à l'opposé du précédent, ses bâtiments étalés sur le flanc de la montagne présentent une composition moins hétéroclite. Nous achetons nos billets d'entrée et le moine nous indique qu'il peut nous faire monter sur le site des funérailles célestes en voiture. Voilà qui répond à nos interrogations. Avant mon départ, j'avais par hasard trouvé des informations sur cette étrange coûtume, et Ralph s'était montré fort intéressé pour découvrir un de ces lieux. Nous ne savions néanmoins pas où trouver celui de Langmusi. Nous optons pour la marche à pieds, profitant de la montée pour admirer un panorama à couper le souffle. Langmusi est situé dans une cuvette et ce n'est que Hauts-Plateaux tout autour de nous. Nous tentons d'apercevoir la neige des contreforts tibétains, mais les nuages nous en empêchent malheureusement. Un peu plus loin, un paisible hameau semble presque endormi.
Nous parvenons sur le site des funérailles, à la fois curieux et anxieux de ce que nous allons y découvrir. Nous avançons, scrutant le sol à la recherche d'indices d'une activité récente. Nous arrivons à l'endroit où les cérémonies se déroulent. Un grand cercle de terre contraste avec le sol herbu. Nul doute sur l'utilisation du site. On y trouve pêle mêle des haches, des couteaux, des ciseaux, des gants de plastique, des bouts de corde plus ou moins grands, des planches de bois, des échelles, des lambeaux de vêtements, des bijoux tibétains, des montres, des béquilles, des plumes de vautours, et bien sûr des restes humains plus ou moins grands et reconnaissables. Il est certain que j'aurais été incapable de supporter la vision d'une telle cérémonie, et il n'est nul besoin d'y avoir assisté pour imaginer les officiants apportant le corps ficelé sur une échelle et réalisant leur ouvrage macabre avant de l'offrir en offrande aux vautours. Pour relire l'article paru dans Géo, c'est ici : haidaloup.enchine.fr/1387/les-funerailles-celestes.html
A proximité, un amoncellement d'objets ayant appartenu aux défunts rappellent que la mort peut frapper à tout âge. Il semblerait que tous les effets personnels des disparus soient transportés avec eux et abandonnés ici, puisqu'on y trouve même des brosses à dents, des bijoux en or, des lecteurs MP3, des chaussures, des médicaments, des CD, de la nourriture...
De l'autre côté du charnier, les restes d'un grand feu laissent apparaître les offrandes réalisées : tsampa et moutons.
Malgré l'instabilité de ma cheville, nous décidons d'escalader la montagne au-dessus du site. Arrivés au sommet, la vue est magnifique... et nous découvrons l'existence d'un chemin bien plus praticable. Les oiseaux de proie sillonnent le ciel ou observent immobiles le moindre mouvement indiquant qu'une cérémonie se prépare. Heureusement pour nous, le festin attendra !
Alors que nous redescendons vers le monastère, mes narines ne parviennent pas à se libérer du souvenir de la légère odeur de charnier que mon pauvre nez sensible n'avait pas manqué de sentir. Je me sens de plus en plus mal et l'estomac tout retourné. L'intérieur magnifique des bâtiments du monastère me fait très vite oublier ces désagréments. Comme nous sommes seuls, nous en profitons pour photographier les peintures murales, les tankas, les parures de soie, les tentures, les boiseries colorées, les livres sacrés, les fauteuils des Dalaïs et Panchen Lamas et surtout les statuettes finement sculptées.
Un moine nous autorise à monter à l'étage. Les boiseries sont magnifiquement peintes et on dispose d'une vue plongeante sur la salle de prière et ses soieries. Dans un corridor, des centaines de statues de Bouddhas sont exposées. Je pense qu'elles ont été financées par de riches familles en l'honneur de leurs défunts, comme il est de coûtume en Chine. Dans une pièce, je filme les tankas. Juste à côté, des moines prient. L'un d'eux me fait signe de m'éloigner pour ne pas déconcentrer leur prière.
Nous retournons tranquillement vers le village, assistant à la paisible vie locale.
Nous sommes de nouveau au paradis...
Ou sur une étrange planète où on vous apporte un foie à peine sorti du congélateur pour vous montrer ce que vous vous apprêtez à manger, et où on se débrouille avec les moyens du bord en toute simplicité ?...
Ah, Langmusi...
Un p'tit coin d'parapluie pour un coin d'paradis, Langmusi
Je retrouve Ralph, un voyageur allemand qui était dans le même hôtel que moi, et le jeune Chinois qui discutait la veille avec un moine, dans le bus pour Langmusi (45,50 yuans). Le village se trouve plus au sud, à cheval entre le Gansu et le Sichuan. Nous roulons pendant environ quatre heures, traversant des villages aux marchés tibétains traditionnels, découvrant des monastères perdus au milieu de nulle part.
Les stûpas blancs perchés sur la montagne me rappellent les paysages de Thaïlande le long de la frontière birmane. Malgré la couche nuageuse et la pluie, nous admirons les prairies plantées de tentes de nomades, les scènes pastorales, caravanes de yacks surmontés de lourdes charges, les canyons vertigineux, les hautes montagnes verdoyantes.
Notre bus stoppe et Ralph me regarde avec un grand sourire "je crois que nous sommes arrivés". Il y a en effet de quoi être ravis. Après la poussière, l'agitation et le bruit de Xiahe, nous arrivons dans un petit village dont certaines routes sont faites de terre battue. On se croirait au bout du monde, "voie sans issue" semblent nous murmurer les lieux... Nous nous installons au Langmusi Hotel (80 yuans) et nous rejoignons rapidement dans le couloir, pressés de partir explorer les alentours. Taktsang Lhamo (nom tibétain de Langmusi) est un village d'environ 3500 habitants, en majorité tibétains, situé à 3300 mètres d'altitude. L'environnement en fait un véritable paradis : prairies escarpées, Hauts-plateaux tibétains, roches dorées perchées ressemblant aux Dolomites, forêts persistantes... Un paysage vraiment majestueux, à mi-chemin entre les Alpes italiennes et suisses, au parfum délicieusement tibétain... Nous empruntons une route en terre. Les moines tibétains se mêlent aux Huis aux calots blancs dans une atmosphère décontractée, et le minaret de la mosquée cotoie les stûpas tibétains, le tout en parfaite harmonie.
Nous arpentons les sentiers autour des jolies maisons blanches aux toits faits de courts morceaux de bois tenus par des pierres. En face de nous, les moines de Kerti Gompa débattent avec ardeur. Sur le côté, la vue plonge sur les toits et on peut apercevoir au loin le monastère Sertri Gompa, plus récent que le précédent.
Nous décidons de visiter le monastère situé côté Sichuan. Le Kerti Gompa date de 1413 et abrite environ 700 moines. Ses différents bâtiments sont éparpillés sur une grande surface et leur style est très divers. Certains sont de facture récente, alors que d'autres sont très anciens et leurs couleurs délavées par le soleil et la pluie. Le dernier bâtiment jouxte une prairie. Les pélerins tournent autour de lui dans le sens des aiguilles d'une montre pendant que fume le four aux offrandes. Le sol est jonché de papiers imprimés de différentes couleurs et représentant les chevaux du vent. A proximité, les drapeaux tibétains, appelés aussi par analogie à leurs impressions "chevaux du vent", volent au vent et portent les prières vers le ciel comme le cheval vole dans le vent. Les chevaux du vent sont entourés aux quatre points cardinaux par le garuda (oiseau fabuleux de la mythologie indonésienne que j'ai beaucoup vu à Bali), le dragon, le tigre et le lion des neiges. Leur visualisation est sensé apporter paix, richesse et harmonie, et il représente l'âme humaine. Les cérémonies du cheval du vent sont généralement accompagnées de l'offrande de fumée aux dieux, dans lequel des branches de genévrier sont brûlées et provoquent une épaisse fumée parfumée pour augmenter la force de l'invocation des quatre éléments. On implore ainsi une divinité de montagne pour "augmenter sa fortune comme le galop d'un cheval et accroître sa prospérité comme le lait qui bouillit" (Karmay, Samten G. The Arrow and the Spindle : Studies in History, Myths, Rituals and Beliefs in Tibet). A Labrang, les pélerins aspergeaient effectivement l'épaisse fumée à l'aide d'une branche de genévrier trempée dans du lait.
Nous poursuivons vers la forêt. Nous arrivons dans une gorge où plusieurs grottes sacrées ont été aménagées. Des peintures et écritures sacrées tapissent les rochers.
La grotte du Tigre donne son nom tibétain (Taktsang Lhamo) à la ville. L'autre grotte est dédiée à une déité Dharmapala (protectrice du Dharma), Palden Lhamo. Cette déité est considérée comme protectrice principale du Tibet et des enseignements du Gautama Bouddha dans l'école Gelugpa du Bouddhisme tibétain, des Dalai et Panchen Lamas et de Lhassa. Elle est la seule femme parmi les traditionnels Huit Gardiens de la Loi. Elle est généralement de couleur bleu foncé avec des cheveux rouges pour symboliser sa nature courroucée, traversant une mer de sang en amazone sur un mulet blanc.
Le mulet a un œil sur la croupe gauche, là où son mari fâché lui décocha une flèche avec succès après qu'elle eut tué son fils et utilisé sa peau comme couverture de selle, avant qu'elle ne soit devenue une protectrice du dharma. Elle est considérée comme une forme de la déesse hindoue Mahakali ainsi qu'une émanation courroucée de Saraswati, la déesse hindoue de la connaissance, l'éloquence, la sagesse et les arts. Elle a trois yeux et est souvent représentée buvant du sang dans un kapala ("crâne humain").
Nous poursuivons en suivant la rivière du Dragon blanc et pénétrons dans la gorge. Le paysage est grandiose mais les nuages menaçants nous incitent à faire demi-tour pour ne pas se perdre au milieu de la brume.
Nous retournons dans les hauteurs du village, où nous sommes acueillis par des enfants quelque peu effarouchés par notre présence.
C'est la fin de l'après-midi et les familles vaquent tranquillement à leurs occupations, sous nos regards curieux.
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